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Récital de clavecin

Elisabeth Joyé

 dans un programme de

Johann Caspar Ferdinand Fischer 

(1670?- 1746)

Elisabeth Joyé


Temple d’Arles (bld des Lices)

Vendredi 12 décembre 2014 à 20h 30

 12 euros, tarifs réduits 8 euros, gratuit avant 16 ans
Réservation : 07 82 14 87 94

 Le mot de Sarabande

Elisabeth JoyéJ. C. F. FischerLe programme

Le mot de Sarabande
Ce récital unique nous tient spécialement à coeur. Nous avons rencontré Elisabeth, claveciniste internationalement réputée, il y a quelques années : elle était venue nous rejoindre lors de nos Journées de claviers anciens pour nous faire entendre des pièces de Jacques Duphly. Elle était alors accompagnée, pour certaines d’entre elles, par Simon Heyerick au violon. Nous avons gardé de cette première rencontre des liens d’amitié. Aujourd’hui, Elisabeth, nous fait le plaisir de venir jouer à Arles son nouveau programme consacré aux oeuvres pour clavier de J. C. F. Fischer, musicien à cheval sur le 17e et le 18e siècles, qui popularisa le style français en Allemagne.

Pour ceux qui aiment le clavecin c’est l’occasion de découvrir un beau répertoire encore méconnu. Pour tous ceux qui sont curieux de cet instrument, c’est l’occasion de l’entendre magnifiquement sonner sous les doigts de cette grande musicienne.

Elisabeth Joyé
Élisabeth Joyé aime voyager dans le vaste répertoire pour clavecin allemand, anglais ou français comme le prouvent ses nombreux concerts consacrés entre autres à Johann Sebastian Bach, François Couperin, Jacques Duphly ou aux virginalistes anglais, servis par un toucher exceptionnel, fait de subtilité, de poésie et d’équilibre.

Cette science du clavier, Elisabeth Joyé l’a apprise auprès de grands noms du clavecin: Gustav Leonhardt au Conservatoire Sweelinck d’Amsterdam, Bob van Asperen au Conservatoire royal de La Haye, Jos van Immerseel au Conservatoire royal d’Anvers et d’Huguette Dreyfus au Conservatoire national de Bobigny.

Elisabeth Joyé a participé à de nombreux concerts et environ une trentaine d’enregistrements avec des ensembles prestigieux comme Les Musiciens du Louvre de Marc Minkowski, le Concert Français de Pierre Hantaï, la Simphonie du Marais d’Hugo Reyne, le Concert Spirituel d’ Hervé Niquet, l’Opera Fuoco de David Stern… Elle joue régulièrement avec l’ensemble Les Meslanges de Thomas Van Essen.

Elle a aussi joué dans des festivals de renommée internationale : La Grange de Meslay, Sablé-sur-Sarthe, Académies musicales de Saintes, Printemps des Arts de Nantes, Saint-Michel en Thiérache… et sur différentes scènes aux quatre coins du monde : Belgique, Brésil, Canada, Espagne, Estonie, Italie et Mexique.

Élisabeth Joyé est par ailleurs une pédagogue très recherchée. Titulaire d’un 1er prix « avec grande distinction » du Conservatoire royal d’Anvers et du Diplôme d’état d’instruments anciens, elle enseigne aujourd’hui au conservatoire du 7e arrondissement de Paris et s’attache parallèlement à transmettre son art de toucher le clavecin à travers l’animation de stages d’interprétation et des master classes en France et à l’étranger.

Élisabeth Joyé a enregistré plusieurs disques sous son nom : les Inventions et sinfonies et les Petits préludes, fantaisies et fugues de Jean-Sébastien Bach, un programme François Couperin avec François Fernandez, Afredo Bernardini et Emmanuel Balssa et en juillet 2009 un récital Jacques Duphly sur le clavecin historique du Château d’Assas (éditions Alpha).

Passionnée de musique de chambre et d’échanges musicaux, Elisabeth Joyé a fondé un ensemble de musique baroque, La Canzona, avec lequel elle a notamment enregistré, dans les années 2000, avec Gérard Lesne une anthologie de musique anglaise autour de l’Ode sur la mort de Henry Purcell de John Blow. Avec cet ensemble, Elisabeth Joyé donne actuellement la quasi-totalité des Concertos pour un, deux, trois et quatre clavecins de Bach père.

Johann Caspar Ferdinand Fischer (vers 1670 – 1746)

On ne sait rien de la vie de Fischer avant 1692… Maître de chapelle à la cour de Ludwig Wilhelm de Bade, Fisher y popularisa le style français. On imagine qu’il se rendit à Paris pour y étudier avec des maîtres français, mais on ignore tout de la réalité de ce voyage.

Dans tous les cas, son  Journal du Printems  de 1695 (suites pour orchestre à la française)  et ses Pièces pour clavessin de 1696 témoignent de sa francophilie.

Johann Nikolaus Forkel dira de lui qu’il est l’un des plus grands compositeurs de musique pour clavier de son temps.

Son oeuvre pour clavier est en effet particulièrement remarquable. Avec un cycle pour orgue « Ariadne Musica » et 20 préludes et fugues dans 20 tonalités différentes (1702), il se fera une place de choix parmi les grands maîtres du clavier en Allemagne de cette époque et attirera sur son travail l’intérêt, entre autres, de J.S. Bach et G.F. Haendel qui lui témoigneront beaucoup de respect.

En 1696, il publie « Les pièces pour clavessin« . Elles seront republiées deux ans plus tard sous le nom de « Musicalisches Blumen-Büschlein » (« Petit bouquet de fleurs de musique »). Ce n’est que 40 ans plus tard, en 1736, qu’il publie un autre recueil de suites pour clavecin intitulé « Musicalischer Parnassus » (« Le parnasse musical ») qu’il dédie aux 9 muses, déesses de l’art.
Il s’approprie de manière originale la suite de danse pour dépeindre chacune des muses . Ce qui est très remarquable dans le choix des mouvements de danse de ces suites, c’est que le nom des mouvements ne correspond  que très rarement à la succession type  Allemande – Courante – Sarabande – Gigue d’usage à cette époque. Fischer s’éloigne largement et avec grande fantaisie, des formes pré-établies. Il enchaîne, au gré de son invention, des menuets, des passepieds, des chaconnes, des balets et montre ainsi son immense amour pour la musique Française et son intérêt manifeste pour le mélange des goûts Français et Allemands.

Ses Pièces pour clavessin furent rééditée en 1698 sous le titre de Musicalisches Blumen-Buchlein (Petit recueil de fleurs musicales).

Avec Georg Muffat, Fischer est sans doute l’un des plus important représentants du style français en Allemagne.

Programme

Clio : praeludium harpeggiato  extrait de Musicaliches Parnassus

Extraits de Musicaliches Blumen-Büchlein :
-Praeludium 8 et Chaconne
-Praeludium 7, Plainte , Rondeau, Gavotte (extraite de Terpsichore)
-Praeludium 5 , Aria et 8 variations

Extraits de Musicaliches Parnassus :
– Melpomene : Praeludium Allemande, Passepied, Rondeau Chaconne,Gigue,Bourrée
– Uranie : Toccata, Allemande, Courante, Sarabande, Gavotte Gigue, Rigaudons, Menuets , Passacaille

« […] parmi toutes les qualités de jeu d’Elisabeth Joyé, la plus touchante est sans nul doute sa grande humilité : elle se fond complètement dans l’œuvre, si bien que l’on se demande si ces pièces pourraient être jouées autrement. »  Répertoire (à propos des Inventions et Sinfonies de Bach)