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E.Jacquet de la Guerre, portrait par François de Troy

Récital de clavecin par Calliopé Chaillan

Samedi 9 novembre 2013
20h30

Salle du Conseil de la Mairie de Saint Rémy-de-Provence

Elisabeth Jacquet de la Guerre

Dans le siècle musical de Louis XIV, Élisabeth Jacquet de La Guerre présente une personnalité singulière et attachante car la place des femmes dans le domaine musical était alors celui d’interprète, or, claveciniste virtuose dès son plus jeune âge, elle devint une compositrice qui sut comprendre et parler le langage de son époque, savant dosage de style français lullyste et d’influence italienne.

Élisabeth Claude Jacquet vient au monde dans une famille de musiciens et d’artistes proches du peintre Philippe de Champaigne. La date de sa naissance est incertaine. Elle est baptisée en 1665.

C’est son père, Claude Jacquet, facteur de clavecin réputé de l’Ile Saint-Louis à Paris, qui lui enseigne l’art de cet instrument. Elle a de telles dispositions que, dès 5 ans, elle est présentée à la cour et joue pour le roi Louis XIV.

La jeune prodige restera à la cour car le souverain confie son éducation à Madame de Montespan, dans l’entourage de laquelle elle passera quelques années.

Voici ce que rapporte le Mercure Galant des prestations d’Elisabeth à la cour : « C’est un prodige qui a paru ici depuis quatre ans. Elle chante, à livre ouvert, la musique la plus difficile. Elle l’accompagne, et accompagne les autres qui veulent chanter, avec le clavecin dont elle joue d’une manière qui ne peut être imitée. Elle compose des pièces et les joue sur tous les tons qu’on lui propose. Je vous ai dit qu’il y a quatre ans qu’elle parut avec des qualités si extraordinaires, et cependant elle n’en a encore que dix !  »

Elisabeth Jacquet épouse l’organiste Marin de la Guerre le 23 septembre 1684.

Sous la protection de Mesdames de Montespan puis de Maintenon, Élisabeth écrit d’abord de courtes pièces ; viennent ensuite un premier recueil de pièces de clavecin publié en 1687, un ballet en 1691, et une tragédie lyrique, Céphale et Procris, en 1694.

Avec de nouveaux recueils de pièces pour clavecin (1707), paraissent également, dans le goût italien,  des sonates pour violon et basse continue, des sonates en trio, deux recueils comportant chacun six cantates bibliques en 1708 et 1711, trois cantates profanes et un Te Deum en 1721 célébrant la convalescence du roi Louis XV.

Élisabeth Jacquet de la Guerre meurt le 27 juin 1729. Elle aura été la première femme compositeur reconnue de l’histoire de France et apparaîtra sur le Parnasse Français de E. Titon du Tillet.

Pièces de clavecin qui peuvent se jouer sur le viollon… Sonates pour le viollon et pour le clavecin… à Paris, Ballard, 1707

Programme

A travers ce programme qui propose deux suites des deux livres de pièces de clavecin d’Elisabeth Jacquet de la Guerre, encadrées par des suites des grands noms du clavecin que sont d’ Anglebert et Rameau, Calliopé souhaite faire sentir l’évolution du langage de la musique française pour clavier.

Elisabeth Jacquet de la Guerre
Premier livre de pièces de clavecin 1687
Suite en ré mineur
Prélude -Allemande – Courante – Sarabande – Gigue – Canaries – Chaconne -Menuet

Jean-Henry D’Anglebert
Pièces de clavecin 1689
Suite en sol mineur
Prélude – Allemande – Courante – Double de la Courante – Sarabande – Gigue

Elisabeth Jacquet de la Guerre
Pièces de clavecin 1707
Suite en ré mineur
La Flamande – Courante – Sarabande – Gigue – Rigaudon – 2ème Rigaudon

Jean-Philippe Rameau
Premier livre 1706
Prélude – Allemande – Courante – Sarabandes – Gavotte – Menuet

La claveciniste

Calliope Chaillan

chaillan-calliope-1009[2]Née en 1987, Calliopé Chaillan débute le clavecin à l’âge de sept ans aux côtés de Brigitte Tramier. Elle intègre cinq ans plus tard le conservatoire d’Aix-en-Provence où elle obtient un diplôme de musique de chambre dans la classe de Natalia Cherachova avant d’aller étudier au conservatoire du VIIème à Paris avec Elisabeth Joyé où elle obtient en 2006 son DEM mention très bien avec les félicitations.

La même année elle intègre le CNSMD de Lyon dans la classe de Françoise Lengellé et Dirk Börner et travaille également avec d’autres professeurs tels que Marianne Müller, Odile Edouart, Pierre Hamon… Elle effectue en 2010 un Erasmus au conservatoire d’Amsterdam dans la classe de Menno Van Delft. Elle obtient son Master du CNSMD de Lyon dans la classe de Jean-Marc Aymes et Dirk Börner en 2012.

A travers sa participation à de nombreux stages (Lisieux, Barbaste..) elle a l’occasion de travailler avec Pierre Hantaï, Amandine Beyer,  Lucas Guglielmi…

Elle se produit régulièrement en concert, en France et  à l’étranger (Suisse, Allemagne, Pays-Bas), en soliste (festival « Mars en Baroque »,  « l’abeille beugle »..) et en musique de chambre (« la Compagnie du Globe », l’« Ensemble Ephémère »..). Elle s’intéresse beaucoup à la musique contemporaine et au mélange des genres musicaux , ce qui l’amène à travailler avec  l’ « Ensemble Itinérance » et l’orchestre « le Grand Sbam ».

Ce concert est une production Conservatoire de musique du Pays d’Arles – Association Sarabande

Coréalisation Marseille-Provence 2013, Capitale européenne de la culture

Conservatoire arles         MP13