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Le clavicorde ?

Musique pour claviers en Europe, 1500-1650: chansons, danses, musique sacrée.

à Arles, le  samedi 29 février 2020 à 19h30

Un concert à la maison !
07 82 14 87 94

Une présentation – récital de Dimitri Goldobine

sur copie d’un instrument datant de 1620

Le clavicorde ?…
On dit que Jean-Sébastien Bach le jouait et l’appréciait ; qu’il ne quittait pas le carrosse de Mozart lors de ses voyages de jeunesse à travers l’Europe.

Dimitri Goldobine nous donne l’occasion de découvrir cet instrument et de l’entendre dans un programme des premières musiques pour clavier imprimées (Antico, Attaingnant) des arrangements des oeuvres de Josquin Desprez des compositions de Cabezon, Hassler, Scheidt, Froberger.

Le clavicorde
Le clavicorde est un instrument à clavier qui existe depuis le Moyen Âge .
Comme pour un virginal, les cordes sont tendues parallèlement au clavier sur une caisse de résonance entre deux chevalets. Du côté d’un des chevalets un feutre serpente entre les cordes, qui ne peuvent donc pas vibrer sur toute leur longueur. A l’extrémité de chaque touche est fixée une lamelle métallique, la tangente. Quand on presse la touche, la tige bascule et la tangente frappe une corde, qui se met à vibrer sur la longueur située entre la tangente et le chevalet sans feutre. Dès qu’on relâche la touche, la corde, assourdie à son extrémité par le feutre, cesse de vibrer.de l’échappement et de l’étouffoir.Tant que la touche est enfon­cée, le musicien peut imprimer un vibrato à la corde, effet impossible sur les autres instruments à clavier. Enfin, le son de la corde, frappée à son extrémité même, garde tous ses harmoniques et toute sa richesse.

Dimitri Goldobine
Dimitri Goldobine commence ses études musicales à l’âge de 6 ans. A 15 ans, ayant eu un « coup de foudre » pour la musique de la Renaissance et du Seicento (à l’époque, presque jamais jouée en Russie), il décide de se consacrer à son étude et interprétation.

Après l’obtention du Certificat de formation musicale secondaire en 1984, il poursuit, jusqu’en 1991, ses études de musicologie au Conservatoire National Supérieur P. Tchaïkovsky de Moscou,où il fréquente aussi la classe d’orguedu professeur Léonide Reusmann. En 1989, il est claveciniste de l’ensemble Camerata Boccherini (dirigé par le célèbre violoncelliste Ivan Monighetti), avec lequel il joue des concerts en Russie, en Pologne et aux Pays-Bas.

Pour compléter sa formation en musique ancienne, en 1991 Dimitri Goldobine vient à Paris, où il étudie le clavecinet la musique de chambre ancienne avec Ilton Wjuniski, jusqu’en 1994 (plus tard, en 1997-99, il prendra aussi des cours avec Mireille Podeur, au CNR de Nice). Actuellement, il travaille sur une thèse de doctorat consacrée aux « mises en tablature » des XVIe-XVIIe siècles.

Le luth est le second instrument de Dimitri Goldobine. Ayant commencé en autodidacte à Moscou, il a pris par la suite des cours avec Oleg Timoféev, Hopkinson Smith, Jean-Luc Impeet Federico Marincola. Sans être un véritable soliste-virtuose de cet instrument, il l’utilise souvent pour varier ses programmes et pour accompagner les chanteurs ou les instrumentistes (également au théorbe).

Depuis son installation à Cannes en 1995, Dimitri Goldobine joue des concerts et des récitals dans la région et à l’étranger. Actuellement, il est claveciniste et théorbiste de l’ensemble Vox-abulaire (Nice) et théorbiste de l’ensemble Labirinto Armonico (Pescara, Italie), avec lesquels il se produit en concerts et en festivals en France et en Italie. Il joue également avec le violoniste Philippe Tallis et participe en tant qu’organiste aux festivals d’orgue de la Ligurie (récital à San Remo dans le cadre de l’European Organ Festival, août 2005).

Il est actuellement professeur de clavecin et de basse continue au Conservatoire de Cannes.