Motets, cantates, arias
Barbara Strozzi, Antonia Bembo, Isabelle Leonarda
et Elisabeth Claude Jacquet de la Guerre

  Elisabeth Jacquet de La Guerre
Elisabeth Claude Jacquet de la Guerre

Le Concert de l’Hôtel Dieu

Heather Newhouse, soprano
François Costa et Claire Létoré, violons
Etienne Galletier, théorbe
Luc Gaugler, viole de gambe
Franck-Emmanuel Comte, clavecin

Théâtre de Tarascon, le  vendredi 18 janvier 2013 à 20h30

Entrée libre

Une production du Conservatoire intercommunale de musique ACCM

 

Il est d’actualité de sortir de l’anonymat des artistes inconnus, notamment des femmes.
Souvent écartées des disciplines artistiques pour des raisons, tant culturelles que religieuses et historiques, les femmes de lettres, les peintres, mais encore plus les musiciennes et les compositrices, sont rares et sont longtemps restées dans l’ombre.

Au VIe siècle, le concile d’Autun autorise le chant des jeunes filles et des femmes uniquement dans les couvents. Ainsi, le Moyen-Age nous a livré très peu de noms de musiciennes, alors qu’on connaît plusieurs femmes de lettres telles que Marie de France (XIIe siècle) ou Christine de Pisan (XVe siècle)

Les compositrices récemment redécouvertes et mises à l’honneur dans ce programme ont toutes vécu au XVIIIe siècle. Les femmes artistes sont alors encore rares et les compositrices restent une exception, tandis que les musiciennes commencent à être admises. Cependant, il s’agit très rarement de professionnelles : c’est uniquement dans certains milieux favorables qu’elles peuvent s’épanouir dans ce domaine, milieux leur offrant à la fois une sécurité matérielle et l’accès à un enseignement de qualité. Les musiciennes et les quelques compositrices connues à ce jour sont donc issues de la noblesse de cour ou des milieux conventuels.

Isabelle Leonarda est l’auteur de plus de deux cent œuvres, notamment des pièces vocales sacrées (motets, messes et psaumes).


Barbara Strozzi publie une centaine d’œuvres vocales, essentiellement des madrigaux, des airs et des cantates
Antonia Bembo, sous la protection du roi Louis XIV, se consacre à la composition de motets, et de cantates sacrées et profanes.
Enfin le catalogue de Elisabeth Claude Jacquet de la Guerre comprend des pièces pour clavecin, des sonates, trois opéras, un
Te Deum et des cantates. C’est une partie de l’œuvre de ces femmes, trop longtemps restées dans l’ombre, que ce programme propose de visiter

Le Concert de l’Hostel Dieu

Lorsqu’en 1992 naissent les concerts de l’Hostel Dieu, il ne s’agissait que «d’habiter musicalement » les bâtiments baroques de l’Hôtel-Dieu, célèbre institution médicale lyonnaise. Nait alors Le Concert de l’Hostel Dieu autour des jeunes chanteurs et instrumentistes réunis pour l’occasion. En 1998 est créé le Chœur puis l’Atelier vocal, constitué de jeunes chanteurs professionnels, deux formations qui sont devenues au fil des saisons des atouts indéniables de l’Ensemble, lui permettant d’aborder avec succès oratorios, opéras et autres grandes fresques baroques.

A partir de manuscrits inédits conservés à Lyon, Le Concert de l’Hostel Dieu rend hommage à cette Italie qui a – de tout temps – inspiré et fasciné Lyon, comme en témoigne de façon éclatante l’architecture du centre historique.

L’originalité de ce travail artistique est renforcée par la redécouverte permanente des liens de parenté entre répertoire savant et tradition populaire, entre musiques de l’écrit et de l’oralité. Les projets pluridisciplinaires en lien avec des musiques populaires permettent de faire découvrir le baroque à de nouveaux publics. L’ouverture et l’échange artistique sont au rendez-vous, comme en témoigne les derniers enregistrements, Carolan’s dream en 2008, rencontre entre la musique baroque et le répertoire traditionnel irlandais, et Belle Virgine en 2009, chansons de Nouvelle France.
Le Concert de l’Hostel Dieu est dirigé par Franck
-Emmanuel Comte.